Pour une heure oubliée
Frédéric Perrot
En librairie dès le 6 janvier 2021
Imaginez que vous soyez responsable d’un crime dont vous n’avez aucun souvenir. C’est précisément la situation dans laquelle Émile s’est retrouvé. Quand il s’est réveillé, une femme était morte à ses pieds, assassinée. Une heure oubliée où le pire est arrivé.
En sortant de prison des années plus tard, Émile pensait pouvoir tout effacer de cet interminable cauchemar. Il est redevenu un homme ordinaire, amoureux d’une femme ignorant tout de son passé. Mais c’était sans compter sur cette journaliste qui allait de nouveau bouleverser son existence en révélant son secret à la face du monde.
Avec une maîtrise étonnante, Frédéric Perrot nous entraîne dans un récit haletant entre passé, présent et futur, en quête d’une vérité aux mille facettes.


Frédéric Perrot est scénariste et réalisateur dans un duo qui sévit sous le nom de Najar et Perrot. Touche-à-tout, il travaille sur de multiples formats (longs métrages, pièces de théâtre, chansons). C’est assez naturellement que cet amour des mots, nourri par sa passion du cinéma, l’a mené vers son premier roman, Pour une heure oubliée.
Photo © Amélie Chopinet
Extrait
Il descendit doucement l’escalier et découvrit Jeanne dans la cuisine, avec un bol fumant au bout des ongles. La table du petit-déjeuner était dressée exactement comme à l’accoutumée : les cuillères, les verres, la tartine de pain grillé, le couteau, le beurre, les carrés de chocolat, tout était parfaitement à sa place. Mais malgré l’évident talent du faussaire, cette toile ne faisait pas illusion. Tel un commissaire-priseur qui, d’un simple coup d’oeil, déclare qu’un tableau est une pâle copie, il vit tout de suite le coup de pinceau grossier que lui proposait cette matinée. Jeanne ne lui avait pas dit un mot quand il était entré dans la pièce, et chacun des traits de son visage était empreint d’une obscure colère. Si cela ne l’aida pas à définir précisément ce qui allait advenir, il comprit ce que Jeanne était en train de faire, il la connaissait trop bien : elle préparait le ring, elle soignait sa mise en scène.
En librairie dès le 6 janvier 2021
Autres livres
chez Mialet-Barrault
Un jour d’été, dans un petit lotissement désert, une vieille dame se balance dans son rocking-chair, sur sa véranda. Elle attend le retour de trois gamins à qui elle a confié une mission, lui acheter ses gouttes de CBD et une limonade. Le temps passe, les gamins tardent à revenir. Au rythme lancinant du fauteuil qui craque et d’une mémoire chaotique, pensées et sou-venirs, présent et passé, se bousculent, avec la complicité de l’auteur, et ses intrusions fantasques dans un style où tendresse, humour et autodérision retracent en dehors de toute chronologie, un parcours insolite, décousu et solitaire dans le monde impitoyable de la littérature. De la cour des miracles d’une enfance meurtrie au (peut-être) dernier jour d’une vie cabossée, accompagnée par un Smith & Wesson qui a toujours donné à la grand-mère le désir fou de jouer à la roulette russe.
Tout va bien pour Souheila. Ou, plus exactement, rien ne va mal. Alors, qu’est-ce qui la pousse à entrer dans ce salon de massage thaïlandais à deux pas de chez elle, qu’elle n’avait jamais remarqué ? Et pourquoi n’en parle-t-elle à pas Rémi, l’homme avec qui elle partage sa vie ? ...
Les divorce hotels promettent de divorcer en un week-end, sans tracas ni démarches interminables, dans un souci de médiation, de bonne humeur, et même de bien-être. L’Hôtel du bord des larmes est l’un de ces hôtels. En ce vendredi de début d’été, il accueille Cécile et François, désolés d’en arriver là, pas très convaincus par l’idée, mais bien décidés à rompre ce mariage tout en préservant leur fille : ce que l’amour a fait mourir, la famille qu’ils étaient les oblige à le laisser en vie. Au cours de ces deux jours, ils vont revivre les émotions qui les ont unis puis séparés, accepter de prendre leurs distances… et faire de nouvelles rencontres. Et ça, ce n’était pas prévu.
Le 26 mai 1964, un enfant parisien sort de chez lui en courant. On retrouvera son corps le lendemain matin dans un bois de banlieue. Il s’appelait Luc. Il avait onze ans. L’affaire fait grand bruit car un corbeau qui se dit l’assassin et se fait appeler « l’Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l’enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C’est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à per-pétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.



