Souvenirs d’un apatride
Daniel Cohn-Bendit
Avec Marion Van Renterghem
En librairie dès le 26 mars 2025
Dany Cohn-Bendit raconte à lui seul une histoire de la France, une histoire de l’Allemagne, une histoire de l’Europe. Depuis le temps qu’on l’entend commenter, s’indigner, applaudir, conseiller, parler à l’oreille des puissants et débattre avec tout le monde, on croit tout connaître de lui. Mais que sait-on du regard qu’il porte sur lui-même ?
Pour la première fois, il se confie sur l’histoire de ses parents, émigrés juifs allemands à l’origine de son identité nomade, sur son statut d’icône de Mai 68 dont il a joui autant que souffert, sur son rôle dans les expérimentations de la nouvelle société allemande et dans l’évolution des Verts, sur ses vingt ans de combat au Parlement européen.
Au moment de fêter ses quatre-vingts ans, celui qui a toujours cru le bonheur possible se livre sur ses passions politiques, ses enthousiasmes, ses succès et ses regrets.


Daniel Cohn-Bendit est un observateur des sociétés européennes, ancien homme politique en Allemagne et en France, député européen et commentateur de l’actualité.
Marion Van Renterghem est grand reporter, chroniqueuse et essayiste.
Elle a remporté de nombreux prix, dont le prix Albert-Londres de la presse écrite.
Extrait
En 2025, en dépit des apparences et de toute vrai-semblance, Dany Cohn-Bendit aura 80 ans. Depuis le temps qu’on l’entend commenter, s’indigner, applaudir, conseiller, parler à l’oreille des puissants et débattre avec tout le monde, on croit tout connaître de lui, cette figure si familière des médias et des débats publics, entrée dans la vie quotidienne des Français un certain mois de mai 1968, qui a participé ensuite à la politique allemande dans les années 1970 et 1980 avant de bousculer le Parlement européen où il a été député pendant vingt ans. Mais on ne sait rien du regard qu’il porte sur sa vie politique, littéralement exceptionnelle, et sur ses engagements depuis l’ado-lescence des deux côtés du Rhin.
Dans cette biographie réflexive et intellectuelle, Dany se raconte pour la première fois. Il va chercher dans les événements qui ont marqué son presque-siècle l’explication de ses engagements. La préhistoire de ses parents, émigrés juifs allemands, à l’origine de son identité nomade. Le statut d’icône de Mai 68
dont il a joui autant qu’il en a souffert. Son rôle dans les expérimentations de la nouvelle société allemande et dans l’évolution des Verts. Sa folie du foot et son soutien inconditionnel à l’équipe de France contre la Mannschaft, sans qu’il ait jamais su vraiment pour-quoi. Son enracinement apatride et sa pensée du « En même temps », qui le saisissent autant face à la guerre en Israël qu’ils l’ont mené à s’emballer – fugitivement – pour Emmanuel Macron.
Dany Cohn-Bendit s’interroge ici sur ses succès, sur ses erreurs, sur le monde d’aujourd’hui, sur ses rencontres avec les hommes et les femmes politiques qui ont écrit l’histoire contemporaine, sur ses rela-tions contradictoires avec les grands de l’Europe, de Schröder à Sarkozy, de Merkel à Hollande et Macron. Et aussi sur tous ces Danys qui se superposent. Dany le Rouge, Dany le Vert, Dany le Juif. Jamais tout à fait rouge, ni tout à fait vert, ni tout à fait juif, en tous cas libre et libertaire. L’homme qui a toujours cru le bonheur possible est un Juif allemand franco-européen, acteur et commentateur de la vie politique des deux pays aux-quels il appartient, dont la vie est le reflet de l’his-toire mouvementée des quatre-vingts dernières années. Car Dany Cohn-Bendit est à lui seul une histoire de la France, une histoire de l’Allemagne, une histoire de l’Europe.
M.V.R.
En librairie dès le 26 mars 2025
Autre livre à paraître
Autres livres
chez Mialet-Barrault
Dans les années 1980, il n’était pas évident d’être le fils d’une mère française et d’un père ivoirien. Il fallait être entouré de beaucoup d’amour et s’accrocher ferme pour entrer à l’École normale supérieure et réussir l’agrégation de philosophie...
Tandis qu’au volant de sa voiture de location, il fait le tour de la France par les bords, Philippe Jaenada ne peut s’ôter de la tête l’image de cette jeune femme qui, à l’aube du 28 novembre 1953, s’est écrasée sur le trottoir de la rue Cels, derrière le cimetière du Montparnasse. Elle s’appelait Jacqueline Harispe, elle avait vingt ans, on la sur nommait Kaki. Elle passait son existence Chez Moineau, un café de la rue du Four où quelques très jeunes gens, serrés les uns contre les autres, jouissaient de l’instant sans l’ombre d’un projet d’avenir...
En librairie dès le 2 avril 2025.
Nous publions aujourd’hui, dans une version enrichie, ce livre paru dans les années 1990. Engagé dans la guerre antiterroriste durant huit ans, l’auteur a dû emprunter à son épouse deux de ses prénoms, Yasmina Khadra, pour échapper à la censure et raconter, sur les lieux mêmes et en temps réel pendant la « décennie noire », les horreurs subies par le peuple algérien. Il crée, en guise de témoin de la tragédie nationale, le commissaire Llob, à qui il consacrera six romans, dont certains sont devenus cultes. Morituri est le premier d’entre eux.À paraître le 12 avril 2023.
Les marranes sont les Juifs d’Espagne et du Portugal qui, au XVIe siècle, se sont convertis au catholicisme tout en continuant à pratiquer leur religion en secret.
Pour rendre compte de ce temps, Michèle Sarde a choisi de mettre en scène Doña Gracia, une femme étonnante qui joua un rôle considérable à cette époque troublée. Issue d'une riche famille de marranes, elle fut amenée très jeune à diriger la « banque » Mendes, rivale de celle des Médicis. Rois et princes empruntèrent sans relâche à la riche banquière en la menaçant sans scrupules de la livrer aux inquisiteurs. Avec une audace rare et une intelligence aigüe, Doña Gracia ne cessa de jouer avec le feu. Disséminés dans toutes les villes mar-chandes d’Europe, ses agents commerçaient activement et servaient de relais aux marranes en fuite. Le jour où le danger devint trop pressant et quand Charles Quint vou-lut la déposséder de sa fortune, elle décida de fuir Anvers. Alors commença un extraordinaire périple qui la conduisit jusqu’à Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueillit et la protégea. De la Corne d'or, elle osa boycotter le port d'Ancone, fief des États pontificaux, coupables d'avoir condamné les Juifs au bûcher.



