L’homme qui tremble
Lionel Duroy
En librairie dès le 6 janvier 2021
Je tourne la page, et ça y est, la chose est enfin dite:« Dans un entretien, observe Nathalie Léger, Marguerite Duras s’énerve un peu : »L’autoportrait, je ne comprends pas ce que ça veut dire. Non, je ne comprends pas. Comment voulez-vous que je me décrive? Qui êtes-vous, allez-y, répondez-moi, hein? »» Qui je suis, moi? C’est la question à laquelle je dois maintenant répondre.
Lionel Duroy aura passé l’essentiel de son temps à écrire. À travers ses nombreux romans, il a tenté de démêler les fils d’une vie, éclairant au passage celles et ceux qui nous aident à grandir ou s’emploient à nous détruire, parfois sans le vouloir: nos parents, nos frères et sœurs, ceux que nous aimons, puis désaimons. Aujourd’hui, avec L’homme qui tremble, il inverse les perspectives et, dans un autoportrait cruel et lumineux, s’interroge sur son propre rôle dans ce destin singulier.


Lionel Duroy est l’auteur de plus d’une quinzaine de romans dont Le Chagrin (prix François-Mauriac, prix Marcel-Pagnol), L’Hiver des hommes (prix Renaudot des Lycéens et prix Joseph-Kessel) et Eugenia (prix Anaïs-Nin)…
photo © DR
Extrait
« Subitement, au milieu de la foule, dit encore Curtis, une femme ou un homme grimpe sur la table et demande qu’on veuille bien l’écouter. Pour moi, c’est cela un écrivain. Ecrire est un geste solitaire, incroyablement osé, incroyablement risqué, et pour le tenter il faut être poussé par un orgueil démesuré ou un désespoir sans fond. Vous m’étonneriez si vous n’étiez pas déçu par votre dernier livre – quel artiste n’est pas déçu devant l’oeuvre finie ? Si la déception n’était pas là, vous ne vous remettriez pas au travail. Vous courez après une chose que vous n’attraperez jamais, mais au moins pendant que vous courez, vous vivez. Continuez,
je vous suis, je suis avec vous. »
En librairie dès le 6 janvier 2021
Autres livres
chez Mialet-Barrault
Comme à son habitude, elle a pris le volant de son autobus, mais au lieu de tourner à droite en sortant de l’entrepôt, elle est partie à gauche. Où vont les autobus quand ils n’ont pas d’itinéraire ? Ils roulent. Le long des rues, des places, des avenues. Ils s’aventurent dans des campagnes où ils n’ont rien à y faire. Et des gens montent à bord car c’est à cela que servent les transports en commun. Ils exigent qu’on les conduise là où leur désir les appelle...
À paraître le 12 avril 2023.
Les marranes sont les Juifs d’Espagne et du Portugal qui, au XVIe siècle, se sont convertis au catholicisme tout en continuant à pratiquer leur religion en secret.
Pour rendre compte de ce temps, Michèle Sarde a choisi de mettre en scène Doña Gracia, une femme étonnante qui joua un rôle considérable à cette époque troublée. Issue d'une riche famille de marranes, elle fut amenée très jeune à diriger la « banque » Mendes, rivale de celle des Médicis. Rois et princes empruntèrent sans relâche à la riche banquière en la menaçant sans scrupules de la livrer aux inquisiteurs. Avec une audace rare et une intelligence aigüe, Doña Gracia ne cessa de jouer avec le feu. Disséminés dans toutes les villes mar-chandes d’Europe, ses agents commerçaient activement et servaient de relais aux marranes en fuite. Le jour où le danger devint trop pressant et quand Charles Quint vou-lut la déposséder de sa fortune, elle décida de fuir Anvers. Alors commença un extraordinaire périple qui la conduisit jusqu’à Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueillit et la protégea. De la Corne d'or, elle osa boycotter le port d'Ancone, fief des États pontificaux, coupables d'avoir condamné les Juifs au bûcher.Comment être écrivain lorsqu’on vit reclus à la campagne ? Loin du milieu littéraire et en mal de contrat, François Korlowski accepte de participer à la rédaction d’un ouvrage collectif ayant pour but de célébrer les Grands Prix du roman de l’Académie française. Son travail : écrire une notice sur Alphonse de Châteaubriant, homme de Lettres de sa ré-gion, Grand Prix 1921. Galvanisé par cette proposition de la Coupole, l’auteur rêve à une reconnaissance nationale...
Pourquoi ce livre ? Parce qu’il y a de quoi être excédé quand on est pris entre deux feux, tous les jours, depuis des décennies : d’un côté le racisme, l’ignorance et ceux qui confondent « Arabe » et « islamiste » ; de l’autre, certains Arabes, qui leur facilitent la tâche, par leur esprit borné ou leur fanatisme religieux. La partie n’est pas simple – et les coups pleuvent des deux côtés, pour celui qui est pris, à son corps défendant, dans les feux croisés.



