Frédéric Perrot

Frédéric Perrot est scénariste et réalisateur dans un duo qui sévit sous le nom de Najar et Perrot. Touche-à-tout, il travaille sur de multiples formats (longs métrages, pièces de théâtre, chansons). C’est assez naturellement que cet amour des mots, nourri par sa passion du cinéma, l’a mené vers son premier roman, Pour une heure oubliée.
Photo © Amélie Chopinet
À lire chez BBM
Au cœur de Casablanca, réunis au Café de l’Univers, quelques amis de longue date conviennent de raconter chacun, à tour de rôle, une histoire remarquable puis d’en tirer une morale, une leçon ou même plusieurs. Vous apprendrez comment des femmes décidées peuvent, en moins de trente jours, se trouver le mari qu’elles ont choisi ; vous ferez la connaissance de l’homme qui possède la paire de gants la plus chère du monde ; vous verrez comment le destin d’une femme a pu basculer en prenant un rond-point à l’envers, et vous découvrirez comment une vie peut changer du tout pour une simple discussion sur un trottoir de Casablanca entre un directeur d’école et un parent d’élève.
En revenant au domaine des Douves, Clovis est bien décidé à n’y rester que le temps de régler la succession de sa grand-mère, morte tragiquement dans l’incendie de sa maison. Mais nul ne revient impunément sur les lieux de sa jeunesse.
À paraître le 12 avril 2023.
Les marranes sont les Juifs d’Espagne et du Portugal qui, au XVIe siècle, se sont convertis au catholicisme tout en continuant à pratiquer leur religion en secret.
Pour rendre compte de ce temps, Michèle Sarde a choisi de mettre en scène Doña Gracia, une femme étonnante qui joua un rôle considérable à cette époque troublée. Issue d'une riche famille de marranes, elle fut amenée très jeune à diriger la « banque » Mendes, rivale de celle des Médicis. Rois et princes empruntèrent sans relâche à la riche banquière en la menaçant sans scrupules de la livrer aux inquisiteurs. Avec une audace rare et une intelligence aigüe, Doña Gracia ne cessa de jouer avec le feu. Disséminés dans toutes les villes mar-chandes d’Europe, ses agents commerçaient activement et servaient de relais aux marranes en fuite. Le jour où le danger devint trop pressant et quand Charles Quint vou-lut la déposséder de sa fortune, elle décida de fuir Anvers. Alors commença un extraordinaire périple qui la conduisit jusqu’à Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueillit et la protégea. De la Corne d'or, elle osa boycotter le port d'Ancone, fief des États pontificaux, coupables d'avoir condamné les Juifs au bûcher.Son premier roman a été un tel naufrage que Benoît peine à y croire lorsqu’on lui annonce que Yanis Saint-Saëns, réalisateur multiprimé, compte porter son livre à l’écran et lui confier le premier rôle. Est-ce un canular ? Un guet-apens ?..






