Jean Teulé

Jean Teulé aime à se glisser dans l’ombre des poètes (Rimbaud, Verlaine, Villon et maintenant Baudelaire) que le temps et la postérité ont figés dans la pierre des mémoires collectives. Il leur prête sa sensibilité, son rire, sa gourmandise, sa sensualité, ses abîmes. Et soudain, la vie.
Jean TEULÉ, Azincourt par temps de pluie
Azincourt, un joli nom de village, le vague souvenir d’une bataille perdue. Ce 25 octobre 1415, il pleut dru sur l’Artois. Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu’à rentrer chez eux se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre.
À lire chez BBM
Paris Émois, Michel Field. Ce livre était en cours d’écriture le 15 avril 2019. Et il ne voulait parler que de cela. Comment s’incruste la mémoire d’une ville dans la mémoire d’une vie. Comment s’entremêlent les lieux de la ville et les moments de l’existence. Comment on voit la ville changer, se modifier, sa géographie évoluer comme un miroir de nos propres changements. Comment le lieu fait vie, dans ses bonheurs et ses désastres…
En librairie dès le 15 janvier 2025.
Il est photojournaliste. Il a 50 ans. Un soir de l’an 2000, à la sortie d’une exposition de son travail, un homme âgé lui remet des photos de son père, prises à l’époque où ils étaient dans la Résistance. Il ne trouve rien à répondre. Il ne sait rien de ce jeune maquisard, qui, mitraillette en bandoulière, fixe l’objectif, étrangement souriant. Son père ne lui a jamais parlé de cette période de sa vie. Ni de rien d’autre, d’ailleurs. En 1962, il est incarcéré après avoir été accusé à tort de faire partie de l’OAS...Au pied du Sacré-Cœur où il habite, la vie n’a pas gâté Nestor. Rejeté à sa naissance par sa mère qui n’a pas supporté qu’il soit anormalement petit, il vit chez sa grand-mère qui l’a recueilli et qu’il adore. Elle subvient à leurs besoins avec sa maigre retraite de professeur de français tandis que son petitfils, animé d’une inlassable vitalité et d’un incurable optimisme, cherche et trouve mille occasions d’améliorer leur ordinaire dans ce quartier de Barbès où s’entremêlent tous les peuples, tous les destins, tous les désespoirs. Yasmina Khadra fait ici un portrait éblouissant de ce quartier singulier et de sa population.
Le 26 mai 1964, un enfant parisien sort de chez lui en courant. On retrouvera son corps le lendemain matin dans un bois de banlieue. Il s’appelait Luc. Il avait onze ans. L’affaire fait grand bruit car un corbeau qui se dit l’assassin et se fait appeler « l’Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l’enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C’est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à per-pétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.







